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Nouvelles 17 novembre 2017

Posté par nanounanou dans : Ma vie de Nanou , ajouter un commentaire

En octobre j’ai participé au concours de nouvelles « 48 Heures Pour Ecrire » chez Edilivre. Le vendredi soir on nous dévoilait le thème imposé (le futur), et l’on devait rendre son texte avant minuit le dimanche. Je n’ai pas gagné, mais je continue de participer  à des concours. Il y en a pléthore en ligne. J’aime vraiment écrire mais je n’ai pas de technique. Sans doute pas non plus la discipline nécessaire pour m’atteler à un texte long, structuré et documenté. Pour l’instant la nouvelle est un  format qui me convient, et constitue un bon galop d’essai.#Jesuisparesseuse

« Reste »est pleine de défauts, de maladresses, et j’en passe.  Si je veux écrire un jour le roman du XXIeme siècle il  faudra que je suive les conseils de R.J Ellory dont, ça aussi c’est promis, je vous parlerai bientôt.

 

RESTE

Je m’appelle Cooper. Oui, je suis né l’année de la sortie du film. Mes parents l’ont tellement aimé qu’ils m’ont donné le nom du héros. Maintenant c’est la référence en termes de vulgarisation de science-fiction mais à l’époque c’était juste un bon film de Nolan. Ce n’est qu’au fil du temps qu’il est devenu ce qu’il est, mais mes parents ont tout de suite adoré.

J’ai été bercé à ce film, je l’ai vu régulièrement. La première fois j’avais trois ans et j’ai regardé sans rien comprendre, évidemment. Plus tard j’ai bien aimé la petite fille, Murphy, et encore plus tard, vers mes douze ans, tout s’est mis en place dans ma tête et dans mon coeur.

J’étais ce qu’on appelait un enfant précoce. J’avais « des capacités » : très intelligent, curieux de tout et doté de grandes facilités pour assimiler les connaissances vite et bien. Ca n’a pas toujours été facile pour mes parents mais l’avantage c’est que très tôt j’ai eu un rêve, qui est rapidement devenu un but. Je m’appelais comme lui, je ferais donc ce que Cooper fait dans le film : partir plus loin et plus longtemps que n’importe qui avant moi pour explorer l’inconnu. L’univers.

Et je l’ai fait. En 2014 Interstellar était une œuvre de Hard Science-Fiction, de la SF « dure ». Aujourd’hui c’est la réalité.

 

Je suis Cooper Cartier, space explorer, et je suis rentré sur Terre hier à l’issue d’une mission de prospection de très longue durée. La deuxième mission de l’histoire de l’humanité, pour l’instant, mais il y en aura d’autres. Nous sommes en 2224 et mon acte de naissance dit que j’ai 210 ans, mais dans le miroir je vois plus ou moins l’homme que j’étais quand je suis parti en 2066, à 52 ans. C’est l’effet désormais prouvé qui se produit lors d’un passage dans un trou de ver, ou tunnel spatio-temporel. Grâce à ce raccourci  j’ai pu, avec mon équipe, sortir de la Voie Lactée et y revenir en surmontant le défi posé par le temps, qui s’écoule plus lentement lorsque l’on voyage de cette façon. Mais je pense que je ne vous apprends rien.

Je ne sais pas comment s’en sont tirés les autres, les pionniers, mais moi j’ai beaucoup de mal à me réadapter. J’ai accompli le rêve de ma vie. Ce que j’ai vu et vécu là-haut, là-bas, est trop extraordinaire pour être décrit avec des mots. Mais le prix à payer est très élevé.

Je suis seul au monde. Entouré mais si seul. Tout le monde semble me connaître mais moi je ne reconnais personne. Car littéralement je ne connais plus personne. Tous les gens qui faisaient partie de ma vie à mon départ en 66, ma famille, mes amis, mes collègues, sont morts et enterrés. Tout m’est étranger. On est loin des retrouvailles rêvées entre le Cooper du film et sa fille Murphy.

Je savais que du point de vue de mes proches ce serait un aller simple. Dès le début de mes études d’astrophysique j’ai compris qu’il vaudrait mieux ne pas tomber amoureux, ne pas avoir d’enfants, ne rien fonder, ne pas m’attacher. A rien ni personne. Sauf que cela signifiait ne pas vivre, au fond, et si mon désir de partir était mon véritable moteur, je voulais tout de même profiter de ce que l’on appelle assez ironiquement les plaisirs terrestres. C’était certainement vaniteux, mais je voulais aussi laisser une trace. Alors j’ai décidé de vivre une vie aussi normale que possible jusqu’au grand départ. Je me suis marié, j’ai eu trois enfants. Quand j’ai quitté la Terre mes parents étaient toujours vivants, je laissais donc des êtres chers derrière moi. Mais c’était dans l’ordre des choses, comme on dit.

Dans les mois précédant le départ j’ai été pris dans un tel tourbillon de travail (entraînements, simulations, briefings) que je n’ai pas tellement pensé à ce qui se passerait le jour J. Quand on meurt, c’est sans retour, mais la plupart du temps on ne le choisit pas. Moi j’ai choisi de partir, de dire adieu aux miens. J’ai demandé à ma femme de prendre soin des enfants, aux enfants de prendre soin de leur mère. J’avais été clair avec elle dès que les choses étaient devenues sérieuses entre nous. Elle connaissait mon projet, savait que je n’y renoncerais pas et elle a accepté. Il faut croire qu’elle m’aimait assez pour ça. Mais les enfants, eux, n’avaient pas demandé à venir au monde avec un père « à date limite de consommation » comme disait mon fils aîné. Je pensais que des trois c’est lui qui acceptait le mieux la situation. Comme j’avais tort. Ma fille a réagi en me préférant à sa mère. Elle voulait profiter au maximum du temps qu’on avait ensemble je crois, et elle m’a idéalisé. Mon dernier fils, lui, a toujours eu une certaine réserve à mon égard. Il gardait ses distances. Il se protégeait, je le comprends maintenant.

En partant je ne leur ai pas promis de revenir, nous savions tous pertinemment que ça n’arriverait pas. Pas de leur vivant en tous cas. D’un côté je me sentais déchiré mais j’étais tellement excité par cette  aventure que j’attendais depuis toujours que je ne réalisais pas vraiment. Je les aimais de tout mon coeur, mais je suis parti.

J’ai été égoïste. Les premières années j’ai eu des nouvelles. Bien entendu mes enfants avaient vu le film et prétendu le détester, mais je crois que dans un coin de sa jolie tête Céleste, ma fille, espérait qu’il se passerait pour nous la même chose que pour Murphy et son père. Mais non. Je n’ai été là pour aucun évènement important de sa vie. Elle avait 18 ans quand je suis parti, Nero, le petit dernier, 15, et Jared 23.

Je n’ai plus communiqué avec eux depuis 2074. Céleste travaillait sur un projet de miniaturisation des robots domestiques et n’avait pas de petit ami. Nero voyageait autour du monde  dans son avion solaire et passait du temps dans telle ou telle confédération au gré de ses rencontres. Jared… Jared a décidé d’arrêter de vivre une nuit de mai 2070. Je l’ai appris depuis mon vaisseau. Apparemment il m’en voulait beaucoup pour cette fichue date de péremption, c’est ce que disait le message qu’il a laissé. Shari, ma femme, a été très forte, comme toujours.

Ce matin j’ai reçu un rapport complet de tout ce que j’ai manqué d’eux. J’ai appris ce que j’ignorais, comblé ces trous béants.

Ma chère Shari est tombée malade en 2078 et est morte l’année suivante.

 Céleste a eu une brillante carrière d’ingénieur. Elle ne s’est jamais mariée et n’a pas eu d’enfants. Peut-être avait-elle peur de s’attacher, après ce que sa mère avait vécu. Elle est morte à 90 ans, en 2139.

Nero a suivi ma voie en devenant explorateur, mais lui est allé chercher des solutions dans les profondeurs des océans. Ses découvertes ont permis de réaliser de gigantesques progrès dans la connaissance et l’exploitation des ressources des mers du globe. Finalement il n’était peut-être pas nécessaire de quitter la Terre pour découvrir de nouveaux espaces accueillants.  Nero est mort vieux et célèbre, en 2149, à 98 ans.

J’ai lu leurs histoires, appris tout ce que j’avais manqué. Je suis tellement fier d’eux tous, mais si triste de ne rien avoir partagé.  Je me demande si tout cela valait vraiment la peine. Aujourd’hui je suis un très vieil homme seul, coincé dans le corps d’un homme encore jeune et je ne comprends plus rien.

Pourtant, après avoir refermé le dossier qui condensait la vie de ma famille, j’ai reçu un appel en provenance d’une vaste colonie sous-marine, quelque part dans le Pacifique sud. Quelqu’un qui me relie à la vie. Quelqu’un à qui je suis lié.

Elle s’appelle Cosma. C’est ma petite-fille et elle a eu des enfants.

Je m’apprête à les rejoindre, à descendre vers les abysses pour rencontrer les miens.

Non, je n’entrerai pas docilement dans cette douce nuit. Mon vieil âge n’a pas fini de tempêter.

Quel con ce Régis 29 juin 2017

Posté par nanounanou dans : Quels cons , 1 commentaire

HORREUR! Des pop-ups, tels les cochons, envahissent mon espaaace.

Je viens donc vous annoncer que je vais reprendre du service très vite, avec une rubrique intitulée « Quels Cons », dans laquelle nous ferons la connaissance de divers personnages inspirés de faits réels hauts en couleurs.

Nous commencerons par « Maguy la conne », car elle le vaut bien, mais nous nous intéresserons également à Jacky le beauf, Francette l’autocentrée hystérique, Sylvestre le pervers narcissique, Tanguy le vieux garçon profiteur, Gauvain le pseudo bobo intolérant, Babette la post hippie allumée et peut-être même à Fredo, l’handicapé des sentiments en pleine crise existentielle (du moins le pense-t-on, car Fredo ne parle pas).

A très vite mes bouts de cul.

But quand même, on va pas se laisser emmerder par des pubs!

La bêcheuse 2 mai 2017

Posté par nanounanou dans : Nanou lit , 2 commentaires

Quand je ne vais pas au ciné, je lis. Oui, je vis à 100 à l’heure. Comme l’a d’ailleurs dit mon (idiote d’) ex belle-mère à son (crétin de) mari le lendemain de notre première rencontre: « c’est une bêcheuse, elle lit des livres! » (pouêt)

But.

Plusieurs livres sont  au programme de notre causerie de bêcheur(se)s, et on commence par les prix littéraires de la rentrée (je suis super jet-laggée).

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(Mauvais) plot-raccourci: abominable fait divers au pays des nounous. Pas de spoiler, le livre s’ouvre direct sur la scène de crime. Et puis on remonte le temps et le fil de l’histoire. Le couple et ses deux enfants, leurs valeurs, leurs principes d’éducation, la quête de la nounou parfaite. Et Louise arrive. Elle est parfaite, c’est bien simple elle fait tout (un peu surexploitée peut-être?)  et même un peu trop, au point de se rendre indispensable. De totalement se projeter dans la vie de la famille et d’en oublier la sienne, terne et sans relief. Lentement la tension monte, la folie gagne, jusqu’au terrible dénouement. C’est un livre qui se lit d’une traite, bien écrit, bien « ressenti », pourtant je n’ai pas pu m’empêcher de regretter le traitement un peu glacial d’une telle monstruosité.

Gabriel a 33 ans et vit en France depuis 20 ans. Un coup de fil le rappelle à son enfance de fils d’un expat/colon belge et d’une mère rwandaise dans les années 90 à Bujumbura. Il n’a connu que ce continent, l’Afrique, que ce pays, le Burundi. Il n’est ni vraiment noir ni vraiment blanc mais ça n’est pas un problème et il vit heureux dans une impasse-cocon protégée, avec du personnel (africain) pour le servir, entouré de ses copains également issus de couples mixtes et plutôt aisés. Jusqu’à ce que ses parents se séparent, puis que les tensions au Rwanda voisin ne commencent à gangrener le Burundi. Jusqu’à ce coup d’Etat qui fait résonner les mitraillettes dans son impasse. Dès lors la dégringolade est amorcée et la vie de Gabriel va radicalement changer. Je n’ai pas trop aimé. C’est bien écrit, mais ça manque de relief. La toile de fond en est quand même la guerre, les massacres, les génocides au Rwanda et au Burundi,  et à mon avis on ne réalise pas vraiment à la lecture l’horreur de ces situations. C’est certainement un parti-pris de l’auteur. Pas de sensationnalisme ni de voyeurisme. Mais du coup on a du mal à  entrer dans la peau des personnages. En revanche, la vie de « colon » blanc et riche dans l’Afrique des années 90 est plutôt bien décrite et réserve son lot de surprises.

Matthieu et Aurélie vivent à Paris. Ils s’aiment, sont parents d’un petit Gary et le deuxième bébé est en route. En janvier 2015, ils participent à la marche après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher. Le vendredi 13 novembre de la même année, Matthieu va seul voir les Eagles of Death Metal  au Bataclan. Aurélie, chez eux, apprend les « événements ». Elle attend, espère, en vain. Matthieu ne reviendra pas. Le 14 novembre 2015 sera le premier jour de sa vie d’après. Cette vie qu’il faudra continuer, pour ses enfants (leur fille naîtra en février 2016), pour elle, pour Matthieu. Et tout ce processus débute avec la nécessaire reconnaissance du corps de l’homme de sa vie à la morgue… C’est déchirant, bien sûr. Evidemment. On se demande comment elle a fait. Pour expliquer à Gary que non,  son père ne rentrera plus, mener sa grossesse à terme, accueillir Thelma, qui ne connaîtra jamais son papa. Aurélie choisira de parler à la télévision, dans les journaux, et d’écrire ce livre. Je me méfiais de cette exposition médiatique qui aurait facilement pu virer à la récupération. Elle m’agaçait un peu cette jolie jeune femme si blonde au rouge à lèvres carmin, toujours souriante et forte. Elle en parle de ça, justement. De cette « force », ce courage, cette détermination. Et de son rouge à lèvres, qu’elle revendique comme un étendard. Là encore j’ai regretté le côté un peu clinique du récit. Non que je veuille absolument des cris, des pleurs, du drame, mais quand même! Mon choix de mots est mauvais mais on ne sent pas assez la passion (dans tous les sens du terme) et pourtant elle est forcément là. Quoiqu’il en soit, Nos 14 Novembre livre un témoignage poignant et, pour employer un mot à la mode et donc galvaudé, inspirant.

 

 

Mes petits cochons à lunettes, je vais vous laisser là, pantelants et haletants, car comme vous avez regardé attentivement la photo vous vous dites « mais quid de Ellory? » (si, vous vous le dites). Eh bien sachez que Roger Jon mérite un article à lui tout seul.  Je l’ai rencontré (je suis la Michel Drucker de la littérature) et je souhaite en parler tranquillement. Désolée pour le lecturus interruptus (en cas d’urgence absolue vous avez bien un Musso sous la main. Celui qui cale votre table basse).

Lisez donc déjà tout ça (je vérifierai), et on se reparle bientôt!

 

 

Vieille fille larguée,grosse et impotente, cherche vibro pour remplacer HOMME. 12 avril 2017

Posté par nanounanou dans : Ma vie de Nanou , 6 commentaires

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Il y a bien pire, je sais.

But quand même.

Tu te fais larguer comme une crotte après 25 ans de vie de couple; tu franchis seule et déprimée (euphémisme) le cap d’une dizaine que tu redoutais déjà d’affronter avant ce que nous nommerons sobrement la situation. Tu essaies de faire face, tu te découvres des ressources insoupçonnées, car oui, c’est vrai qu’on est la plupart du temps bien plus fort qu’on ne le croit.

Et puis, un beau jour, ta boîte mails déborde de spams pour: les conventions obsèques, les monte-escaliers électriques (comme dans Gremlins, vous voyez? Moi oui), les baignoires à porte (!) les fringues « plus-size », moult régimes amincissants, et pire que tout, de gros godemichés bien dégueus avec promesses alléchantes telles que « ressentez seule la puissance d’un homme« , « réglableplusieurs vitesses« , « nombreux angles de pénétration » et surtout « utilisable en position assise » (ouf, oui parce que j’ai déjà du mal à monter mes escaliers et à entrer dans ma baignoire alors faudrait pas que je me pète la hanche en m’enfilant un gode). Désolée, je suis vulgaire.

Parce que là, LA, je suis humiliée.

Rock’n Roll! 6 avril 2017

Posté par nanounanou dans : Nanou au ciné , ajouter un commentaire

Allez, on parle ciné!

J’ai vu et adoré Rock’n Roll, de et avec Guillaume Canet. Et Marion Cotillard (vraie compagne _naaan), Gilles Lellouche, Yvan Attal, Alain Attal (vrai producteur), Maxim Nucci-Yodelice ( vrai musicien chiant), Philippe Lefèbvre et toute une flopée d’autres faisant partie de « la bande ».

Je dois dire que j’avais un peu peur (I was freaking out). J’aime beaucoup Canet acteur et réalisateur de Mon Idole ou Ne Le Dis A Personne. D’un autre côté je considère Les Petits Mouchoirs comme un film totalement ridicule. Mais ce n’est que mon avis, et pour citer Clint, « les avis c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un« . 

But quand même.

Ce film, il faut aller le voir en roue libre. Open, mode rigolade ON, galéjade et tout et tout. Voire bonne grosse farce.

Par exemple, la dernière demi-heure  pourrait facilement tourner au lourdingue grotesque, si l’on n’avait pris soin de faire comme j’ai dit plus haut (vous écoutez oui ou merde?) Mais moi j’ai ri, parfois aux larmes, pratiquement de bout en bout. Le plot est simple: Guillaume Canet a 42 ans, et une journaliste le lui fait remarquer. Sa jeune partenaire dans le film qu’il est en train de tourner (ravissante Camille Rowe Pourcheresse)  en remet une couche. Qui plus outre, Guigui joue le père de ladite fille, et ça c’est dur. Et puis on l’appelle « Monsieur Cotillard » au marché. Dès lors le gars n’a plus qu’une idée en tête: prouver à tous, et à lui en premier, qu’il est toujours dans la course, frétillant et plus rock’nroll que la relève incarnée par Gaspard Ulliel, Pierre Niney ou Vincent Lacoste. Et pour ça il va aller très loin.

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Guillaume, en mode déglingo,  anime le goûter d’anniversaire de son fiston.

Eh bien c’est réjouissant. Canet se fout de sa propre gueule, de son couple un peu trop plan plan (« salut mon pitou! ») de ses habitudes de jeune-vieux. On est à fond dans l’ego-trip, mais c’est drôle. Même la Cotillard se révèle plutôt à l’aise dans l’auto-dérision, en compagne/actrice en totale immersion dans la préparation de Juste La Fin Du Monde, au point de parler joual lô les 3/4 du film (la scène Céline Dion est hilarante). Puis en chérie complètement dépassée par les dingueries de son mec. Canet lâche les chiens et montre quasiment tout. Mentions spéciales perso à la scène du film-dans-le-film ou Guigui trouve qu’il serait bon d’improviser et de donner subitement à son personnage l’accent marseillais, ainsi qu’au quatrième pied de table basse (vous comprendrez plus tard).

Comme précisé au début de cet article, il faut se laisser aller le dernier tiers du film, sinon on risque le gavage.

Moi qui ai du mal avec le lâcher-prise, là j’ai laissé filer et bien rigolé.

Vous devez donc pouvoir le faire aussi.

A bientôt mes pitous!

Le minimum 27 mars 2017

Posté par nanounanou dans : Ma vie de Nanou , ajouter un commentaire

Tout ce que je voulais c’est quelqu’un qui m’aime, au moins un peu.

Mais il n’est pas venu.

But quand même…

Sarah Connor? 15 mars 2017

Posté par nanounanou dans : Ma vie de Nanou , ajouter un commentaire

Quand même, peut-être que certain(e)s d’entre vous ne me connaissent pas, mais comme je suis très compliquée (tordue, disons-le. Mais pas folle, je le rappelle à toutes fins utiles) j’ai pensé à me présenter d’une façon un peu ludique. HAHAHAHAHA.

J’ai donc plus ou moins repris un questionnaire concocté par Violette, du blog Sois Belle Et Parle, que je vous recommande chaudement et mettrai en lien dès que je saurai comment faire (en 3154 à peu près).

Allez, on y va.

 

1) Ma drogue favorite:

Les sablés McVitie’s; l’odeur des cheveux-et-du-cou-et-des-joues de mes filles; et pour être honnête, un anti dépresseur, un anxiolytique et les anti-migraineux que mon médecin me prescrit pour les raisons mentionnées dans le premier post. Non que je kiffe, mais j’en ai besoin (les deux premiers ponctuellement, l’anti-migraineux à long terme).

2) Incompréhension:

Racisme, xénophobie, homophobie, malhonnêteté, sournoiserie, méchanceté gratuite (#JeSuisMissFrance). Patrick Sébastien (mais pourquoi existe-t-il, et comment se fait-il qu’il trouve des fonds pour financer ses merdes de chansons?)

3) Femme politique préférée:

Probablement Christiane Taubira.

4) Ma plus grande angoisse:

Tout. Tout m’angoisse, littéralement. Mais disons le rejet, l’abandon, la perte de contrôle. Je suis nulle en lâcher-prise.

5) Avec qui aimerais-je être coincée dans un ascenseur?

Sting, évidemment. Leonardo Di Caprio. Tom Hanks, Ed Sheeran. Et Prince, avant. « Avant sa mort, j’aurais aimé être coincée dans un ascenseur avec Prince« , le style de phrase débile qu’on lit à tous les coins de page. Bien sûr hein, maintenant ce serait  plus difficile. Et moins agréable.

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On voit son zigouigoui!

 

6) Talon d’Achille?

Le passé. Le laisser derrière et avancer.

7) Si j’étais un homme pendant 24 heures:

Je pense que je flipperais qu’on voie mes couilles mal rangées dans mon fute trop serré (« garçon, on voit tes cacahuètes! » Amar, Les Rois du Shopping).

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8) Ce que je rêve d’acquérir?

A ce stade de ma vie, une maison.

9) Mauvaise habitude?

Me coucher trop tard.

10) Plus grande peur?

Devenir folle (crises de panique), ne plus me contrôler (#IAmAControlFreak).

11) Idéal masculin?

Un mec gentil. Qui me voie, m’entende, et surtout me parle. Quelqu’un qui soit là pour moi. Physiquement, épaules larges et confortable (pourquoi pas petit bidon), rassurant. On est très loin de Sting, je sais.

12) Rêve récurrent?

J’en ai plein:  je ne retrouve plus ma voiture alors que je dois partir de toute urgence;  j’ai un examen à passer ou un devoir à rendre et je n’ai rien fait; mes parents (!) me pourrissent littéralement, voire me conseillent de me suicider (Allô la Noiraude?) Ceci dit, c’est arrivé…

13) Odeur préférée?

Mes filles et mon parfum de toujours, Pour Un Homme de Caron.

14) Premier livre lu?

Sûrement  une BD (Tintin ou Lucky Luke), mais mon premier vrai souvenir littéraire c’est La Gloire De Mon Père de Pagnol.

15) Livre de chevet?

L’Attrape-Coeurs de Salinger. Lisez, vous comprendrez, et vous tomberez amoureu(se)x de Holden Caulfield.

16) Si j’étais une reine célèbre:

Elizabeth II, elle mène son monde à la baguette depuis des lustres et elle s’accroche, la vieille garce. Et puis j’aime les British.

17) Déguisement pour bal costumé:

Je ferais péter une grande robe qui tourne comme j’ai pas osé le faire à mon mariage (#FaisUnPeuCeQueTuVEuxBordel)

18) Mon feel-good movie:

E.T; Forrest Gump;  Love Actually, évidemment. Et sinon, moi qui suis super insomniaque je dors comme un ange devant les redifs de Columbo (programme-doudou).

19) Réplique de film préférée?

Dur de choisir. J’adore le « Gardien, je pourrais avoir une autre cuillère? On dirait bien que celle-ci a été enfoncée dans le cul de quelqu’un » de Clint Eastwood dans l’Evadé d’Alcatraz (Eastwood est un vrai filon);  Kad dans Pamela Rose: « on dirait du sperme  » (il trempe son doigt et goûte) « ah non, c’en est pas » ; « On m’a greffé des yeux en céramique/ une langue de teckel/une peau en amiante (etc) » ou « J’ai un aimant dans la tête » (son métallique, puis): « tiens, on a sonné » de Lloyd Bridges dans Hot Shots. Mais celle que j’utilise le plus souvent (vu que je n’ai pas encore de langue de teckel) c’est sans doute le « I’ll be back » de Terminator (tatata-tata).

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Tatata-tata!

 

20) Couleur préférée?

Le bleu sûrement, mais tout cet hiver j’ai eu une période rose poudré (#IWasABigMalabar).

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21) Mer, campagne, montagne?

J’ai fait beaucoup (trop) de rando en montagne quand j’étais petite, et je crois que ça m’a un peu dégoûtée. J’aime la montagne, mais pour buller et contempler. La campagne m’ennuie assez vite, donc je suis plutôt mer. Ca tombe bien, il y a de super plages tout près de chez moi, et puis en tant que grosse feignasse la logistique impliquée est hyper simple par rapport au ski (putain, deux plombes pour s’équiper le matin, et autant pour se déloquer le soir!)  Plage=  robe+ culotte et hop! Et pour une angoissée comme moi la mer c’est relaxant. L’odeur, la vue, le bruit des vagues. J’aime. Mais pas trop la mer turquoise, sable blanc et  palmiers. Plutôt la plage sauvage, les vagues. L’océan, quoi.

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Vue depuis le phare de Biarritz.

 

22) Ce que je préfère chez moi?

Alors physiquement ça va être vite fait: rien. Je ne m’aime pas. Je sais c’est mal et du coup ça encourage les autres à me rejeter (salauds). Faut dire qu’on ne m’a pas trop donné confiance en moi dans mon enfance, or à mon avis c’est un des premiers trucs qu’on devrait apprendre aux enfants. Pour le reste je sais que je ne suis pas trop bête, ouverte d’esprit et curieuse, et j’ai un peu d’humour. Le grand drame de ma vie c’est que les autres ne me perçoivent pas du tout comme je suis vraiment (sob sob). J’ai l’image de la fille délurée et rigolote, voire un peu fofolle (que je peux certes être; j’ai mes moments). Sauf que je suis, vous l’aurez compris, un poil plus compliquée (mais pas folle). Bonsoir!

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Why?

 

So mes couilles, euh, mes cailles,  I’ll be back asap avec un petit debrief ciné. D’ici là, prenez soin de vous, c’est un ordre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas folle vous savez! 9 février 2017

Posté par nanounanou dans : Ma vie de névrosée , 1 commentaire

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Banzouère!

 

But quand même.

Ca va bientôt faire sept mois qu’il est parti et un an et demi qu’il a commencé à craquer son slip, chercher la merde, pour finalement (suspense) se tirer. J’ai passé tout ce temps à être malheureuse. J’ai presque complètement perdu le sommeil, pleuré au minimum soixante-dix litres de larmes, maigri puis regrossi… bref je suis une épave. Et je rame toujours (on peut ramer dans une épave ou bien?)

Ca commence fort hein? On sent que ça va être fun par ici.

J’expliquerai, je m’épancherai, je viderai mon sac, c’est sûr. D’abord parce que j’en ai envie, et ensuite parce que j’en ai besoin. Je sais, il y a des psys pour ça, et d’ailleurs je dois rappeler le mien. Je suis du genre anxieuse, angoissée, jamais tranquille. Chiante, quoi. Donc si vous préférez passer votre chemin je ne vous en voudrai pas, car je ne suis pas rancunière, en revanche. D’ailleurs j’ai plein de qualités: je suis drôle (je.Vous.Jure), curieuse, assez cultivée, intelligente (si). Et ça explique pourquoi je suis tellement angoissée:  réfléchissez deux secondes, bande de bourriques. Vous connaissez des cons stressés, vous? NON. Les cons ne pensent pas, ne se posent pas de questions, alors ils sont toujours contents. D’où la très pertinente expression « être un imbécile heureux ». Ne me remerciez pas, j’aime aider les autres. Et aussi, comme Florence Foresti, je suis super forte en orthographe.

Mais bon il y a un juste milieu et moi je pense trop. Ah si. Beaucoup trop. Même le peu de temps que je passe à dormir ça turbine là-dedans, c’est épuisant.

En 2014 j’ai été salement malade. Ca a commencé par un accès de vertiges, et puis tout est parti en sucette. Angoisse permanente, impression d’être défoncée (déréalisation, ça s’appelle) peur de mourir dans la seconde.Toutes ces réjouissances m’ont également fait perdre beaucoup de poids. J’étais un squelette, je ne vivais plus, c’était l’enfer. Apparemment c’était nerveux, du stress.  « C’est dans la tête tout ça Madame » qu’il disait mon psy-à-queue-de-cheval (derrière la tête).

Au fait, je vous ai dit que j’étais névrosée? Mais je ne suis pas folle vous savez.

J’ai fini par remonter la pente mais ç’a été une très très sale période. Que je ne souhaite revivre à aucun prix.

Sauf que hier soir big boum badaboum, grosse crise de vertige, je me suis sentie partir. Horreur. Terreur. Je suis seule avec ma fille de 16 ans, je flippe. D’un autre côté après tous ces mois d’épuisement mental, physique et nerveux,  c’est pas étonnant. Mais j’ai décidé d’ouvrir ce blog et d’écrire ce premier article pour en parler tout de suite afin d’essayer d’exorciser le truc.

JE NE VEUX PAS REVIVRE CA. (Et je voudrais que mon mec revienne, que le Caprice Des Dieux fasse pas grossir, que Sting m’épouse, mais c’est une autre histoire).

Voilà pour ma tentative d’exorcisme express. Sans prêtre, ni jeune ni vieux, sous la main.

Espérons que ça marchera.

Bonjour tout le monde !

Posté par nanounanou dans : Non classé , 1 commentaire

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